Ces termes sont utilisés indifféremment sur la majeure partie du marché. Ce ne devrait pas être le cas. « Vintage » et « d’occasion » décrivent des choses différentes, ont des implications différentes en matière de valeur et nécessitent des approches différentes en ce qui concerne l’achat et l’authentification.
D’occasion
« D’occasion » signifie qu’il a déjà été possédé. Un sac acheté il y a deux ans et revendu est d’occasion. Un manteau porté trois fois et déposé en consignation est d’occasion. La caractéristique déterminante est simplement que quelqu’un d’autre en était propriétaire avant vous — la pièce peut dater de la saison dernière ou d’il y a trente ans. « D’occasion » ne dit rien sur l’âge, la rareté ou la signification culturelle.
Le marché de l’occasion est largement alimenté par l’arbitrage de prix : acheter au détail et revendre à prix réduit, ou acheter d’occasion et revendre à profit à mesure que la demande augmente. Des plateformes comme Vestiaire Collective et The RealReal opèrent principalement dans cet espace.
Vintage
« Vintage », utilisé précisément, fait référence à des pièces qui ont au moins 20-25 ans. Mais l’âge seul n’est pas le seul critère. Ce qui distingue une pièce vintage d’une pièce d’occasion simplement ancienne, c’est le contexte : une pièce vintage porte le langage de conception, les techniques de construction et le moment culturel de son époque. Une veste Mugler de 1987 n’est pas seulement une vieille veste — c’est un document d’une vision spécifique du corps, réalisée avec des matériaux et des techniques qui n’existent plus sous la même forme.
Les pièces vintage sont aussi, par définition, limitées. Lorsque le stock de manteaux Céline de l’ère Philo des années 1990 sera épuisé, il n’y en aura plus. Cette rareté est structurelle, non fabriquée.
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